Les 24 Heures de Spa sont l’un des plus grands événements spéciaux du calendrier iRacing. Vingt-quatre heures sur le Circuit de Spa-Francorchamps, avec une météo imprévisible, un plateau complet de GT3 et une course suffisamment longue pour que la stratégie et la régularité soient les facteurs les plus importants.
Ce guide couvre tout ce qu’il faut savoir : quelle voiture choisir, comment gérer le carburant et les pneus, comment se préparer aux changements météorologiques et comment régler la voiture pour privilégier l’équilibre sur les longs relais plutôt que la performance sur un tour lancé.
Choix de la voiture : BoP et rythme sur les longs relais
La Balance of Performance est mise à jour pendant la semaine de la course et peut bouleverser la hiérarchie avant l’épreuve. Vérifiez toujours la dernière BoP avant d’arrêter votre choix sur une voiture. Cela étant dit, certaines voitures sont naturellement adaptées aux exigences de Spa sur les longs relais, tandis que d’autres ne le sont pas.
Le principe essentiel à Spa : choisissez une voiture qui conserve son équilibre à mesure que les pneus s’usent. Le circuit comporte tellement de longs virages à haute vitesse qu’une voiture perdant en stabilité arrière au fil d’un relais vous fera perdre du temps au tour et pourra même mettre fin à votre course. Le rythme en qualifications est secondaire. Le rythme sur les longs relais et la longévité des pneus décident de l’issue des 24 Heures de Spa.
Voitures à envisager :
La Ferrari et la Ford comptent parmi les voitures les plus rapides dans l’absolu sans application de la BoP. La Ferrari est particulièrement adaptée à Spa, avec un bon équilibre dans les sections rapides et une grande régularité sur les longs relais. Le point fort de la Ford est sa vitesse en ligne droite, qui lui permet d’afficher un excellent rythme sur un tour, mais ses performances peuvent se dégrader davantage que celles des voitures plus équilibrées sur un relais complet. C’est également une voiture qu’une modification de la BoP peut rapidement désavantager.
L’Aston Martin offre une excellente adhérence en milieu de virage à moyenne et haute vitesse, exactement ce qu’exigent les longs virages rapides de Spa. Elle conserve un bon équilibre sur les longs relais et fait partie des voitures les plus agréables à piloter pendant plusieurs heures.
La BMW offre un bon compromis et reste performante sur les longs relais : elle est prévisible, constante et moins dépendante de ses pneus que la plupart des voitures du plateau.
La Mercedes est très agréable à piloter sur toute la durée d’un relais. Ce n’est pas la plus rapide dans l’absolu sans une BoP favorable, mais elle constitue un choix solide pour l’endurance si les valeurs lui sont favorables.
Voitures avec lesquelles rester prudent :
La Porsche affichera probablement un écart notable entre son rythme en qualifications et son rythme sur les longs relais. Elle sollicite davantage ses pneus que les voitures citées précédemment, ce qui la désavantage sur un circuit comportant autant de longs virages à haute vitesse. À éviter, sauf si la BoP lui est très favorable.
La Lamborghini et l’Audi peuvent être nerveuses à Spa et ont besoin d’une bonne BoP pour être compétitives. Sans cela, elles sont éprouvantes à piloter pendant 24 heures.
La Corvette manque de rotation en milieu de virage. À moins de bénéficier d’une BoP très favorable, ce n’est pas un choix particulièrement compétitif ici.
L’Acura se situe dans la même catégorie : à moins qu’elle ne soit réellement très performante grâce aux valeurs de BoP, ce n’est pas le bon choix pour cette épreuve.
La McLaren ne s’en sort pas trop mal, mais elle est en difficulté dans les très longs virages soutenus de Spa. Ce n’est pas une mauvaise voiture, mais ce n’est simplement pas le premier choix ici, à moins que la BoP ne la favorise.
La BoP initiale a été publiée par iRacing le 2 juillet : 
Stratégie : économiser un tour, éviter un arrêt
La voie des stands de Spa est très longue. Un bref ravitaillement y coûte beaucoup plus de temps que sur la plupart des circuits, ce qui rend l’économie de carburant plus avantageuse que lors de presque toute autre épreuve du calendrier iRacing.
Économiser l’équivalent d’un tour de carburant par relais en vaut presque toujours la peine. Relâcher légèrement l’accélérateur avant les zones de freinage telles que le virage 1, Les Combes et l’arrêt de bus, puis freiner progressivement plutôt que brutalement, peut prolonger chaque relais d’un tour sans perte de rythme significative. Sur une course de 24 heures, un tour économisé par relais peut permettre de supprimer un arrêt complet aux stands. Compte tenu de la longueur de la voie des stands de Spa, le gain de temps est considérable. Estimez le nombre de tours de la course à partir du temps au tour moyen — ou consultez la course de l’année précédente — puis calculez le nombre de relais nécessaires. Déterminez ensuite si effectuer un tour supplémentaire par relais permet d’éliminer un relais complet.
Cette technique préserve également les pneus. Relâcher légèrement l’accélérateur avant de freiner réduit les contraintes exercées sur les pneus et donc leur échauffement. Vous prolongez ainsi leur durée de vie tout en économisant du carburant.
Faites le plein à chaque arrêt. Calculez combien de tours vous pouvez effectuer par relais, combien de relais il reste et si économiser un tour par relais permet d’éviter complètement un arrêt. Ce calcul — plus que n’importe quel dépassement réalisé durant les premières heures — est ce qui permet de gagner les 24 Heures de Spa.
Changements de pneus : changez les pneus à chaque arrêt complet aux stands. En GT3, un changement de pneus prenant environ 20 secondes, il n’existe pratiquement aucun scénario dans lequel conserver des pneus usés fait gagner suffisamment de temps pour que cela en vaille la peine. Les seules exceptions sont un bref ravitaillement en fin de relais en raison de l’arrivée de la pluie. À la tombée de la nuit, lorsque la température de la piste devient très basse, il peut également être pertinent d’effectuer deux relais avec les mêmes pneus.
Réglages : privilégier l’équilibre à l’usure des pneus
Le principal défi des réglages d’endurance à Spa consiste à rendre la voiture facile à piloter et constante à mesure que les pneus s’usent. Une configuration parfaitement équilibrée avec des pneus neufs, mais instable avec des pneus usés, vous fera perdre du temps lors de la seconde moitié de chaque relais.
Aileron : Spa nécessite une configuration d’aileron faible à intermédiaire. Les longues portions à pleine charge de Kemmel et Blanchimont, ainsi que celle menant à la chicane de l’Arrêt de bus, font qu’un appui arrière trop important vous pénalise à chaque tour. Mais Spa comporte également de longs virages à grande vitesse dans lesquels la stabilité de l’arrière est essentielle. Réduisez l’angle de l’aileron arrière, tout en conservant suffisamment d’appui pour que l’arrière reste bien ancré dans Pouhon et Blanchimont. Pour le rythme en endurance, utilisez spécifiquement un peu plus d’aileron que pour les réglages de qualification. Sur des pneus usés durant la seconde moitié de chaque relais, la stabilité est plus précieuse que le gain en ligne droite.
Stabilité de l’arrière à mesure que les pneus s’usent : avec la dégradation des pneus, l’arrière peut progressivement devenir plus mobile. Intégrez davantage de stabilité à l’arrière dans vos réglages de base avec un peu plus d’aileron arrière, des ressorts arrière légèrement plus souples et un léger pincement des roues arrière. Ainsi, la voiture reste maîtrisable durant les 20 derniers tours d’un relais. C’est à ce moment-là que les erreurs surviennent, et une voiture stable durant cette période fait toute la différence entre un relais sans incident et un passage dans le mur.
Météo
La météo à Spa est véritablement imprévisible. La course peut se dérouler sur le sec pendant 18 heures, puis être détrempée à 3 h du matin, tout comme la pluie peut tomber dès le premier relais. Vous ne pouvez pas vous préparer à des prévisions précises. En revanche, vous pouvez vous préparer aux transitions.
Le moment le plus dangereux de toute transition entre piste mouillée et piste sèche, ou inversement, est le premier tour avec les nouveaux pneus. S’il commence à pleuvoir alors que vous êtes en slicks, la voiture peut bénéficier d’une bonne adhérence dans un virage, puis n’en avoir absolument aucune dans le suivant à mesure que la piste se détrempe. Surveillez le radar météo sur le HUD et n’attendez pas que la voiture commence à glisser pour décider de rentrer aux stands afin de monter des pneus pluie. Sur un circuit aussi long que Spa, mieux vaut ne pas changer de gomme avec un tour de retard.
Les pneus slicks froids lorsque la piste passe du mouillé au sec constituent un autre piège. Blanchimont, Eau Rouge et Pouhon devraient se négocier à fond dans la plupart des conditions, mais lorsque la piste sèche, il y aura une trajectoire clairement sèche et une autre clairement mouillée. Placez accidentellement un pneu slick sur la trajectoire mouillée, ou faites-le en prenant un tour à des concurrents plus lents, et la voiture commencera à glisser hors de la piste sans prévenir. Il est donc important de tenir compte des retardataires à doubler et des voitures susceptibles de vous dépasser au moment de décider de passer aux slicks. Tout peut bien se passer tant que vous restez sur la trajectoire de course, mais gardez à l’esprit que vous devrez peut-être la quitter pour dépasser des voitures.rst.
Le cockpit conçu pour tenir 24 heures
Piloter pendant plusieurs heures à Spa impose des exigences auxquelles seul un cockpit offrant confort et confiance peut répondre. La fatigue influe sur les performances : une position de conduite convenable pendant 30 minutes peut devenir un handicap après quatre heures, et aborder Blanchimont ou le Raidillon de l’Eau Rouge en état de fatigue peut mettre fin à votre course en un instant.
La rigidité du cockpit est importante, car le retour de force à Spa transmet de nombreuses informations. Vous ressentirez les vibreurs de la chicane de l’Arrêt de Bus, la compression dans le Raidillon de l’Eau Rouge et le train arrière qui commence à glisser sur des pneus usés à Pouhon. Un cockpit qui fléchit sous les forces du volant masque ces informations. À 3 h du matin, après 18 heures de course, ce sont elles qui vous évitent de finir dans les barrières.
- simulateur SIMGASM Hobby — profilé 40×40, un cockpit stable et constant qui ne bouge pas au fil d’une longue session.
- simulateur SIMGASM Club — profilé 80×40, réglable pour toutes les combinaisons de volant et de pédalier GT3. Le choix de référence pour la plupart des configurations sérieuses dédiées aux courses d’endurance sur iRacing.
- simulateur SIMGASM Sport — profilé 120×40, support de volant renforcé, passe-câbles intégrés pour une installation multi-appareils soignée et suffisamment de possibilités de réglage pour trouver une position de conduite que vous pourrez conserver pendant tout un relais.
- simulateur SIMGASM Pro — profilé 160×40, aucune flexion. Un retour constant du premier au cinq-centième tour.
Une pédale à capteur de force telle que la MOZA CRP2 est particulièrement importante ici, car la technique d’économie de carburant consistant à réduire progressivement l’accélération jusqu’à 70–80 % avant la zone de freinage exige de pouvoir ressentir et maintenir précisément une position partielle de l’accélérateur. Il est bien plus difficile d’y parvenir de manière régulière avec une pédale à potentiomètre.
FAQ
Quelle est la meilleure voiture pour les 24 Heures de Spa sur iRacing ? Consultez la dernière BoP avant de faire votre choix. À BoP équivalente, la Ferrari, la Ford et l’Aston Martin sont les mieux adaptées aux exigences des longs relais à Spa. La BMW est une voiture polyvalente et fiable. Évitez la Porsche, la Lamborghini, l’Audi, la Corvette et l’Acura, sauf si la BoP les favorise nettement. Leurs performances se dégradent davantage sur un long relais que celles des voitures les plus équilibrées.
Dois-je économiser du carburant lors des 24 Heures de Spa ? Oui. Économiser l’équivalent d’un tour par relais en vaut presque toujours la peine, compte tenu de la longueur de la voie des stands de Spa. Cela peut vous éviter un arrêt complet au stand sur l’ensemble de la course, ce qui représente un gain de temps considérable à Spa.
Quand dois-je changer les pneus ? À chaque arrêt complet dans des conditions normales. À environ 20 secondes par changement de pneus, le temps perdu est facile à rattraper sur un relais complet. Ne conservez les mêmes pneus que lors d’un arrêt éclair pour un simple appoint de carburant, ou si la pluie est imminente et qu’un autre arrêt est prévu peu après.
Comment gérer la météo à Spa ? Surveillez le radar dans le client de course iRacing et n’attendez pas que la voiture commence à glisser pour passer aux pneus pluie. Avec des pneus neufs encore froids lorsque les conditions changent, gardez une marge importante. Perdre quelques secondes par tour vaut toujours mieux que subir 3 minutes de réparations.
Comment dépasser en toute sécurité lors d’une course de 24 heures ? Profitez des lignes droites avant Les Combes et la chicane du Bus Stop. Ne tentez pas de dépasser dans la partie intérieure du circuit ni dans les virages rapides de Spa. Sur 24 heures, le gain de temps ne justifie pas le risque.